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Écrit par Jean-Baptiste Santamaria
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26-03-2008 |
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Jules Monnerot après avoir fait ses premières armes au sein du surréalisme et de l’extrême-gauche intellectuelle termina son itinéraire politique et philosophique sous la bannière de la droite de conviction. Doté d’un sens historique aiguisé il avait qualifié le communisme, véritable mythe du XX° siècle, de « nouvel islamisme », résumant par là le caractère relativement fruste mais messianique du message, de plus il est notamment connu pour avoir forgé le concept d’hétérotélie. Emprunté à Pareto, ce concept renvoie à la difficulté qu’ont les hommes à se reconnaître dans leurs œuvres. Max Weber dans un même ordre d’idées avait mis en garde contre l’éthique de conviction, toujours prompte à s’enflammer pour les nobles causes futures mais aux retombées imprévisibles et milité pour une éthique de la responsabilité, soucieuse des conséquences immédiates de l’action humaine et des moyens à mettre en œuvre. Ceci présentant une théorisation précise de la question de la fin et des moyens.
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Dernière mise à jour : ( 26-03-2008 )
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Écrit par Augustin Septfons
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26-01-2008 |
1-Rappel sur l’œuvre :
Marcel Gauchet est le penseur du désenchantement, de la sortie des
religions, qu’ont opérée nos sociétés européennes depuis la Renaissance.
Sur ce thème weberien, Marcel Gauchet décrit un phénomène complexe et
dans la durée, faisant transiter nos sociétés depuis l’unicité produite
par une représentation organique de la communauté où les personnes se
pensent au sein d’un grand tout sur le mode de la fusion, jusqu’à la
situation actuelle, que l’auteur situe dans les années soixante dix, où
au contraire l’individu atomisé prédomine.
Ce passage depuis l’hétéronomie à l’autonomie s’effectue donc de
manière contradictoire. Les avancées de chaque période sur la voie de
la liberté, de l’égalité, de l’immanence des lois, de leur
auto-production (par les sociétés respectives à chaque étape et au sein
d’elle mêmes, la place accrue de l’individu au sein des dispositifs
d’action et d’auto-représentation) se fait de manière ambiguë. En
effet, Marcel Gauchet insiste à chaque fois sur le caractère résiduel,
sur la dimension de l’hétéronomie qui semble assurer la cohésion du
groupe comme si, à elles seules les valeurs de l’autonomie, ne
pouvaient assurer le vivre-ensemble.
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Dernière mise à jour : ( 26-01-2008 )
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Écrit par Jean-Baptiste Santamaria
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26-01-2008 |
Une communauté transparente à elle-même est-elle viable ? C'est-à-dire
une communauté se voulant et se sachant auto-produite. Ou encore une
communauté ne se fondant sur rien d’autre que sa volonté.
Ce texte se veut en résonance avec l’œuvre de Marcel Gauchet centrée
autour de la sortie du religieux. Sa thèse centrale est que jusque dans
les années 1970, l’Europe et l’Occident malgré l’affirmation du projet
moderne d’auto-constitution, ont, au-delà des énormes mutations qui
les ont traversées sur le plan de l’historicité, du Droit et du
Politique comme sur les plans scientifiques et techniques, assuré la
stabilité de leur vivre-ensemble grâce à la prégnance d’une hétéronomie
maintenue.
Rappelons quelques définitions.
L’autonomie est la faculté d’être l’auteur de sa propre loi.
L’hétéronomie entend que la source, le fondement de la Loi est exterieur au « système » (ici les hommes et leur société).
La transcendance entend qu’une source (Dieu, la Nature, les anciens
etc.) est extérieure puis traverse le « système » qu’elle irrigue et
justifie.
La question qui va être reprise ici et qui constitue la trame et la
toile de fond du débat, notamment depuis la période moderne, est la
suivante :
peut-on maintenir une société qui n’a d’autre fondement
qu’elle-même ?
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Dernière mise à jour : ( 26-01-2008 )
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Écrit par Jean-Baptiste Santamaria
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22-12-2007 |
« Qu’on se demande enfin si ce mépris de la mélodie et ce dépérissement
du sens mélodique qui croissent de plus en plus en Allemagne ne
seraient pas une grossièreté démocratique, un contrecoup de la
Révolution. La mélodie manifeste en effet un si franc plaisir de la
règle, une telle hostilité pour tout ce qui est inachevé, ce qui est
informe et arbitraire, qu’elle a l’air d’une vieille résonance de
l’ancien régime européen, d’une émanation séductrice qui vous ramène à
ce passé. »
Nietzsche
Le Gai Savoir . 103 De la musique allemande
Qui n’a pas été dépassé par un véhicule duquel débordaient des flots sonores.
De la musique ? Non du rythme.
Un rythme pur, syncopé, s’appuyant sur des basses et soulignant un texte lui-même martelé. La mélodie ayant quasiment disparu.
Ces rythmes sortent d’un caisson de basses.
En général les vecteurs de telles sonorités sont des non-européens
d’origine ou des européens « arabisés » c'est-à-dire que leur caractère
ou des conditions précises (sociales) d’existence ont amené à se
convertir à une culture autre.
Nous voyons par ces premiers éléments que ce phénomène est certes à la
conjonction de deux cultures : la même (l’européenne dans ses multiples
déclinaisons) et l’autre (l’Orient dans l’éternel ressassement de son
être), mais majoritairement déterminé par le devenir propre de l’Europe.
La technique (en sa phase électronique et cybernétique : en témoignent
les caissons de basses et le stockage numérique) et la démocratie
(musique et en général culture de masse, culture de consommation) sont
bien des caractéristiques centrales de la présente phase du devenir
européen.
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Écrit par Augustin Septfons
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17-10-2007 |
Sous ses allures de romancier futuriste, familier des fractales et se revendiquant des paradigmes de la complexité ou de la « nouvelle alliance » de Prygogine et Stengers, ennemi déclaré du mécanisme, Dantec n’en reste néanmoins on ne peut plus cartésien.
Comme dans le fameux arbre de Descartes, pour Dantec, toute science, toute épistémologie, toute politique, se fonde sur une métaphysique, qu’elle soit déclarée ou non.
Etant entendu que tout système se construit sur un fondement d’une essence étrangère à ce qu’il fonde.
Très logiquement (cartésiennement, par chaînage arrière) M G Dantec va s’ingénier tout au long de son œuvre à tendre vers la source fondamentale de tout ordre, de tout Cosmos.
Quant à la question du fondement, Dantec suit là les traces de Martin Heidegger dont l’analyse de la technique repose sur une élucidation de son essence (jugée comme non technique elle-même) et par là à une critique de la « métaphysique » (au sens qu’Heidegger donne à ce terme).
Derrière la question de la technique, s’engouffre plus largement les questions du fonctionnalisme, de la démocratie de masse, du libéralisme, donc de toute la question « sociale », disons plutôt politique.
Partant de ces précautions préalables, le décor futuriste, les prises en compte technologiques (neuro-sciences de demain), qui constituent le cadre de son œuvre romanesque, ne doivent être entendus que comme étape première d’un itinéraire, littéraire (avant tout, sans doute) et politique donc métaphysique.
C’est cette régression (au sens logique) vers le noyau ontologique du phénomène de l’être et de l’exister qu’opère Dantec ; nous tenterons dans ces lignes d’approcher cet itinéraire notamment autour de son exil réel et métaphorique et d’en proposer un sens.
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Dernière mise à jour : ( 17-10-2007 )
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Écrit par Jean-Baptiste Santamaria
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09-10-2007 |
La philosophie émerge en même temps que la décadence d’Athènes et des autres cités grecques.
Bien sûr les hommes n’ont pas attendu la philosophie pour penser ni pour être sages ou savants.
On a coutume de dater le départ de la démarche philosophique avec la
dialectique (purement orale) de Socrate. Xénophon et Platon deux de ses
disciples ont laissé trace écrite de son enseignement.
Socrate est un soldat endurant, courageux; sur le plan politique il
dédaigne les joutes oratoires des diverses assemblées athénienne au
profit de dialogues en cercle restreint sans rétribution.
Il sera condamné à mort par le parti du démos et fidèle aux lois de la
cité il ne cherchera pas à se dérober à la sentence ou à la négocier.Le
parti démocratique n’aimait pas son caractère provocateur et
indépendant,son ironie; Socrate n’avait pas hésité à braver la foule en
s’opposant à la condamnation des géneraux suite à la bataille navale
des Arginuses.
Le peuple avait pris du poids politique dans l’Athènes du V°siécle. La
marine prenait de l’importance-le commerce poussait au développement de
la flotte-et les marins constituaient la couche populaire de l’armée.
La victoire de Salamine constitue un épisode glorieux et
caractéristique de l’évolution maritime d’Athènes (Sparte restant une
cité attachée à sa glèbe) la cité s’était embarquée avec femmes et
enfants laissant la ville aux envahisseurs (seul un petit contingent
restera retranché vite exterminé) donc du développement de l’hégémonie
du démos.
Opposition antidémocratique emblématique de la part de Socrate.
Mais aussi opposition à la tyrannie de quelques ploutocrates
(gouvernement des Trente) :requis par le gouvernement pour aller se
saisir d’un opposant (dans le but d’accaparer ses biens au profit des
tyrans, Socrate refuse au péril de sa propre vie.
C’est donc un profil quelque peu « anar de droite » que l’on retiendra
du père de la philosophie :rejet des grandes fêtes politiques et des
querelles entre factions mais tout en incarnant le dernier représentant
du soldat-citoyen courageux, sobre et endurant.
Platon va quelque peu infléchir cette ligne, sans doute est-ce la situation historique qui le pousse à s’adapter.
Platon va proposer un autre modèle de vie :le bios politikos est
remplacé par le bios qeoretikos ,la contemplation de l’Etre se
substitue comme modèle existentiel supérieur, au mode de vie politique
de la cité grecque classique.
A la décharge éventuelle de Platon :cet abandon apparent du primat du
politique fixé aux élites n’est que la conséquence du constat de la
crise de la cité athénienne.
Le régne des sophistes traduit sur le plan intellectuel la réalité de
la démocratie-manipulation du démos par les démagogues au profit de
nouvelles générations de ploutocrates,oligarques.
C’est face à cette décadence que Platon propose dans sa
République (poliqeia=constitution) une réforme politico-morale de la
Polis (cité).
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Dernière mise à jour : ( 09-10-2007 )
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Écrit par Jean Baptiste Santamaria
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06-09-2007 |
Dans leur immense sagesse, les Pères traducteurs d’une des principales oraisons catholiques avaient parlé de « Donnez nous aujourd’hui notre pain de ce jour » plutôt que « notre pain quotidien ». En effet, dans leur requête à Dieu le Père, il était clair qu’en référence aux Evangiles, les oiseaux du ciel ne se souciaient ni de semer ni de récolter pour assurer leur maintien dans le temps. Le travail n’est donc pas le tout de l’homme ni même l’essentiel.
De même, Hannah Arendt dans son ouvrage majeur, La Condition humaine, avait mis en exergue une des injonctions inscrites parmi les Règles de saint Benoît disant à peu près : « Si un matin tu te lèves et que tu trouves que ton travail te plaît, va ! quitte-le ! ».
Il est donc bien clair que l’imaginaire européen ne s’est pas construit seulement autour de la terrible et magnifique efficacité que procure la raison lorsqu’elle est mise au service de l’arraisonnement du monde tel qu’analysé par Heidegger dans son approche de l’essence de la technique ou dans l’analyse par Cornelius Castoriadis de la pseudo-maîtrise pseudo-rationnelle du monde comme volonté « bourgeoise ».
D’un autre côté nous n’allons cependant pas hurler contre l’affreux américanisme et son dogme de l’efficiency ; nous le répétons souvent ici, le libéralisme économique, le capitalisme (nous préférerons avec Bruckner , le terme d’Economisme) est bien issu de la matrice européo-occidentale et a conféré à nos contrées certaines de ses heures de gloire et d’hégémonie.
Contentons nous alors de répéter avec les Evangiles que « l’homme ne vit pas que de pain » ou avec le païen Platon et sa République, que le koikonos, la chose commune, ne se lie pas seulement autour de la Production (poiesis) mais que deux autres fonctions (prêtres/philosophes et guerriers) font, avec celle des producteurs, partie intégrante du mode d’être (ensemble) des tribus occidentales.
C’est pour cela que l’Economisme de Sarkozy nous semble réducteur et donc condamné à l’échec dans ce combat, avant tout politique, qui doit être mené. On ne peut « gérer » un pays comme une entreprise. L’efficacité managériale doit être cantonnée à certaines sphères et dans la sphère même de l’économie, l’Economisme ne peut d’ailleurs pas tout régenter.
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Écrit par Augustin Septfons
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31-08-2007 |
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S’il existe des données objectives qui déterminent de fait l’appartenance d’un individu ou d’un groupe humain à un ensemble civilisationnel, la perception claire d’un sentiment identiaire et la solidarité communautaire qui en découle constituent rarement un automatisme dans l’Histoire.
Les exemples susceptibles d’illustrer ce constat abondent, nous bornerons notre démonstration au cas de Sparte, cité emblématique de nos familles politiques, qui présente l’intérêt d’avoir été pétrie de nombreuses contradictions.
Sparte, à l’âge classique (Vème- IVème siècles av. J.-C.) incarne dans notre mémoire collective une cité aristocratique et guerrière qui, par son engagement précoce et total dans l’affrontement contrel’empire perse, a contribué à susciter et à enraciner un sentiment « national » panhellénique grâce au sacrifice sublime de son roi Léonidas et de ses trois cents hommes au défilé des Thermopylles. Le mythe est né, la légende entretenue avec ce qu’elle comporte d’images d’Epinal. Comme toujours la réalité historique, par sa complexité, diffère sensiblement des clichés. Sparte ne fait pas exception à la règle.
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Écrit par Bagaudier
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31-08-2007 |
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Aujourd’hui dans ce qui fut la France et qui est maintenant nommé la République (autiste ou universelle, mais assurément incapable de percevoir ses limites), tout doit être citoyen et républicain. Il y aurait des entreprises citoyennes, sans droit de vote délibératif, et des partis politiques qui seraient républicains… et donc d’autres qui ne le seraient pas mais qui participent aux élections. Et combien de fois n’entendons nous pas des personnalités proclamer : « je suis républicain(ne) ! ». Entendons bien pas « je suis partisan d’un régime républicain plutôt que monarchique » mais républicain comme homme ou femme, européen ou asiatique, celte ou germain, protestant ou catholique, médecin ou musicien.
Ainsi, un mode d’organisation de l’Etat deviendrait source d’identité. Et serait la seule à pouvoir être revendiquée puisque que cette république s’est dotée d’une législation condamnant l’incitation aux « discriminations ». On est donc en présence d’un cas manifeste de totalitarisme. La République outrepasse le domaine des institutions politiques pour atteindre la perception que la personne a d’elle-même et s’arroge le monopole de la discrimination, celle-ci étant nécessaire à toute vie sociale structurée. A partir de là, la République prends la responsabilité de fournir une identité à ses citoyens.
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Dernière mise à jour : ( 31-08-2007 )
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Écrit par Karl Lauffen
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31-08-2007 |
Beaucoup des commentaires, qui ont particulièrement abondé tout au long de cette interminable campagne présidentielle, ont invoqué pour telle ou telle raison le vote des classes moyennes ! Ce terme sociologique fut mis à peu près à toutes les sauces, soit parfois pour dénigrer une petite bourgeoisie frileuse et réactionnaire, soit au contraire pour vanter la dignité silencieuse d’une majorité laborieuse, oubliée et négligée. Pourtant, aucun des journalistes, intellectuels ou analystes hexagonaux qui glosèrent abondamment sur ce sujet n’ont jugé bon de définir qui sont précisément ces fameuses classes moyennes. Pourtant, ces classes insaisissables, sans visage, aux contours flous renvoient à une réalité bien éloignée de celle qu’on accole généralement à la petite bourgeoisie. Eclaircir cette équivoque est donc essentiel si l’on désire réellement palper l’essence active de ces couches sociales et comprendre l’influence centrale qu’elles exercent sur la société contemporaine.
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Dernière mise à jour : ( 06-09-2007 )
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Écrit par Jean Baptiste Santamaria
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31-08-2007 |
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ou La poursuite de l’installation de l’homme comme personne dans un monde ordonné.
Parmi la multitude de formes social-historiques qu’a revêtues l’homme depuis des millénaires, celle de la personne, typique de l’imaginaire européen, est particulièrement remarquable.
Cette production, si elle émerge avec netteté au X° millénaire avant JC et est localisable au bord de la mer Egée, a été longuement préparée au préalable et connaîtra un « succès » considérable au point de penser que cette forme spécifique est en droit universelle.
1 La personne humaine :
Les Grecs sont donc les inventeurs de la notion de personne ou d’individu.
En distinguant les notions de phusis (nature) comme règne de la nécessité et du destin (ananke) avec celle de Nomos (institution humaine) nos ancêtres ont inventé la liberté.
Liberté à deux étages connectés. Pour la Cité :autonomie (faire ses propres lois) et autarcie (ne dépendre que de ses ressources) avec comme corollaire l’ exaltation de l’individu, héros puis citoyen.
L’individu opère des choix politiques et réagit aux coups du sort de manière personnelle.
Face au destin et à la mort, ces lots octroyés dans le cadre du grand partage entre hommes, bêtes et dieux, relèvent de la nécessité (on appellerait cela aujourd’hui le déterminisme) l’homme bénéficie cependant d’un certain jeu (au sens mécanique du terme), une certaine latitude dans ses actes.
La praxis est ainsi une activité libre -non déterminée par la phusis- elle a pour cadre des lieux (topoi) politiques : assemblées, champs de batailles.
Avec le jus romanum et l’activité libérale telle que décrite par Cicéron ce sera la continuation de ce type d’homme libre, dégagé des affaires et bénéficiant de temps libre, oisif (otium) en opposition à l’absence de temps libre (neg-otium). Les affaires privées ou encore économiques (oikos=foyer) relevant de la vie animale, comme dans le modèle grec la liberté étant absente de cette sphère.
Cette notion de liberté et d’existence d’un lieu –la personne- théâtre d’une phénoménologie singulière va être encore amplifiée par la suite.
Le tête à tête de Dieu et de sa créature, bénéficiant, elle aussi, du logos car créée à son image, va continuer, avec l’aventure du christianisme, cette forme typique de la personne existant par elle même, porteuse de valeurs à son niveau propre.
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Dernière mise à jour : ( 06-09-2007 )
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